Être assis là à attendre un peu –
Ou alors –
On n’a pas besoin de s’asseoir littéralement, on peut aussi planifier sa journée, sa
semaine, son mois autour de ce moment précis.
Pour que tout en dépende –
Ébaucher des situations, imaginer ce qui se passerait si –
L’attente n’est pas un mouvement –
Ou plutôt si→ dans sa tête.
Physiquement il ne se passe rien.
La salle d’attente du médecin : les fesses sur ce siège, les mains croisées, à feuilleter un
de ces magazines avec ennui ou à parcourir les posters qui vous font prendre conscience
de tous vos petits maux.
O, waouh, littéralement : salle. d’attente.
Espérer.
Faux espoir, apparences, déceptions.
Existe-t-il des gens qui disent : c’est exactement ce que j’espérais ?
Je n’en connais pas.
Espérer, est-ce souhaiter ?
Pré. voir = voir loin.
C’est agréable de savoir ce que l’on attend de nous demain : travail, rendez-vous,
dîners –
On planifie ses journées.
Planifier, est-ce avoir des attentes ?
Contrôler, est-ce la même chose qu’avoir des attentes ?
Il y a des gens qui planifient tout une semaine à l’avance.
Qui savent de quoi chaque jour est fait.
Un schéma fixe.
Qui parlent de « mon temps. »
Beaucoup de gens ont horreur des surprises, j’ose le dire à voix haute.
Ils partent du principe qu’on peut être sûr.
N’est-ce pas ?
D’où les assurances.
On peut s’assurer contre tout.
La sûreté comme une confirmation.
Des caméras.
Se faire plus « beau » que l’on est.
Est-ce que rêver équivaut à avoir des attentes ?
Une fois, dans le lit d’une amie à Berlin : « Tu disais que c’était formidable ici, mais c’est
pareil qu’à Rotterdam ici. »
À la fin de notre conversation elle a dit : « Peut-être que tu devrais parler à quelqu’un. »
Et moi j’ai dit : « Tu n’as qu’à parler à quelqu’un toi-même. »
Et aux Pays-Bas j’ai quand même cherché quelqu’un à qui parler.
Thérapie cognitivo-comportementale –
Oui, oui.
En fait : réfléchis à ta propre réflexion.
Autrement dit : comment perturber quelqu’un encore plus ?
On devient hyper conscient de sa façon d’agir, de sa manière d’aborder les choses
comme allant de soi.
On vous donne des exercices –
Je pourrais reproduire quelques exercices ici, mais non putain, je laisse tomber.
C’est ainsi que j’ai appris que les attentes ne sont pas perçues comme quelque chose de
positif, enfin ça dépend de soi-même bien sûr.
« Tu mets la barre beaucoup trop haut. »
Je ne mets pas du tout la barre haut, ce sont les autres qui la mettent haut.
Dans ce cas on pourrait dire: « Ma petite, te complique pas la vie. »
Oui, mais bon –
Mais bon –
Si tout le monde emploie de grands mots comme ça.
Alors je pourrais peut-être cesser de –
Je veux dire tout est formidable, fantastique, extraordinaire, intense, splendide,
impressionnant, bien ou plutôt : supersupersupersupersupergénial –
Je crois que je peux sauter haut, je suis assez forte aussi.
Mentalement et physiquement : j’étire mon corps, me tortille s’il le faut, me rapetisse, je
m’adapte pour la toucher→ la, c’est la barre.
Ce bois –
Des morceaux d’écorce dans la forêt.
Un arbre que l’on vient de couper, qui sent encore bon.
Des bouts de bois dans un panier près de la cheminée.
Des lattes dans une remise.
Des planches de bois sorties tout droit du magasin de bricolage.
Du laminé qui est en fait une image du bois.
Les attentes, ça a peut-être un rapport avec l’estime de soi –
Je suis ridiculement douée pour admirer quelque chose ou quelqu’un.
Admirer, c’est s’effacer (n’est-ce pas ?).
L’admiration peut-elle être liée aux attentes ?
J’ai navigué sur le site de Crossing Border.
Même moi je suis plutôt pas mal sur ce site.
Ce bois, je n’ai pas réussi à le posséder jusqu’à maintenant (je vise par ailleurs le plus
beau morceau).
Après le cinq novembre, je saurai au moins de quel bois exactement est faite cette barre
et qui la porte sous ses vêtements –
et qui ne la porte absolument pas.