Il y a une entrée : « Oui, non, je n’ai pas vraiment regardé le programme. Où est-ce que je dois aller ? »
Il y a un bar : « Vous voulez bien avancer un peu ? Sinon personne ne va pouvoir venir commander au bar. »
Il y a un sol : « Ça glisse ici, regarde, je peux patiner, comme autrefois. »
Il y a un vestiaire : « Qui est-ce qui se promène avec un euro en poche de nos jours ? »
Il y a de l’argent : « J’ai trouvé cinq euros, tiens, ils sont à toi maintenant, ou à nous. Deux pressions s’il vous plaît ! »
Il n’y a pas d’argent : « Je veux de la bière gratis. »
Il y a de la lumière : « On se met près du mur là ? Cette lumière m’éblouit. »
Il y a une table couverte de livres : « Je trouve que ces quatre-là sont les plus beaux. »
Il y a un écrivain : « Je vais voir s’il y a mon livre dans le tas. »
Il y a des écrivains : Ici un dialogue sur la vente d’un livre, sur le marketing d’un livre, sur le livre en tant que produit, sur l’écrivain en tant que produit, sur les gens en tant que produits.
Il y a un peu de vomi dans ma bouche.
Il y a une table couverte de livres : « Tu as lu Ellebogen ? Je l’ veux.»
Il y a une table couverte de livres : « Je n’ai lu que (elle prend le livre de Gerda Blees) des critiques positives sur celui-ci. »
Il y a des tables : « Dommage qu’il n’y ait pas de cacahuètes, j’aurais bien mangé un truc salé. »
Il y a des tables : « On la déplace un peu par-là ? Je ne t’entends pas très bien sous ces baffles. »
Il y a des chaises : « Viens, on s’assoit, je suis fatiguée. À force de marcher toute la soirée. »
Il n’y a pas de chaises : « On peut s’asseoir nulle part ici. »
Il y a des toilettes : « Madame, madame, pas de bière à l’intérieur ! »
Il y a des toilettes : « Ça te gêne si je te dis que tu es très belle ? »
Il y a des toilettes : Un homme agrippe une femme par la taille, la femme ne connaît pas cet homme, le repousse, l’homme est vexé. »
Il y a un DJ : « Ça me paraît pas très valorisant d’être DJ ici maintenant. »
Il y a un espace : « Impressionnant ! Quelle salle ! »
Il y a une femme : « Je n’aime pas du tout les festivals, j’ai tout le temps peur de perdre mon mari, oui, non, je suis tendue toute la soirée. »
Il y a peu d’espace : « Ah, c’est là que tout le monde était, alors qu’il ne se passe rien ici ! »
Il y a un escalier : « Je sens mes mollets à chaque marche, j’ai fait beaucoup trop de sport aujourd’hui ! »
Il y a une rampe d’escalier : « Gijs, Gijs, attends, il faut que je me tienne, tu le sais, pourtant ? »
Il y a des couples : ennuyeux.
Il n’y a pas de magnétophone. Pour enregistrer tous les rires (contagieux) de tout le monde.
Il y a un concert : « Je ne veux pas te faire peur mais il y a trois guitares électriques. »
Il y a un concert : « Ça lui est égal de se produire devant trois personnes ou sur une scène gigantesque, il emballe tout le monde. » (Baloji !!!)
Il y a un concert : « Elle est canon cette meuf. »
Il y a un concert : « Sa robe est mal mise, elle n’arrête pas de tirer dessus. »
Il y a une femme après un concert : « Eh ben dis-donc, t’étais vraiment malheureuse toi sur scène. »
Il y a un concert : « Elle est douce mais en même temps elle a de la présence, les deux ensemble, ça vaut de l’or. »
Il y a de l’alcool dans le corps, ou plutôt : il y a une tornade qui se produit dans le corps.
Il y a un concert (le chanteur et le batteur du Robocobra Quartet) : « People don’t know what we do, are confused: “Is it jazz or not?” They’re confused, we’re confused, but everyone is confused, right? »