J’ai fait un rêve très étrange cette nuit, et j’aimerais vous le raconter pour que, si quelqu’un venait à faire le même rêve plus tard, le plus important soit déjà écrit. Voilà :
« Elle est au cœur de la tornade, ne ressent que de la confusion. Pas de sensation dans les pieds. Pas de conscience. Les feuilles de l’automne lui frôlent les oreilles, le nez et les lèvres. Ses sens protestent et, l’espace d’un instant, elle voudrait être emportée dans le tourbillon. Loin de la force de gravité, avec les forces de la nature. Les batailles intérieures sont plus rudes que les batailles extérieures parfois, et elle en est là. »
La tête en bas, on voit les choses un peu autrement qu’autrement. Un tronc d’arbre inversé reste tendre en toutes saisons, certes. Pourtant, une souche d’arbre nourricière est aussi autrement autre, comme ça, la tête en bas. Les branches sont comme des racines qui ne parviennent pas à atteindre le sol, et le tronc est suspendu à l’origine plutôt qu’au bout de ses forces. Les feuilles, quand il y en a, tombent comme toujours vers le bas, mais vers le point le plus haut du dessous. Hé les gars, ça suffit comme ça ! À bas l’abattage. Sauf si vous voulez monter au ciel avec pour objectif de recevoir un bout de papier, faites de votre mieux. Abattre un arbre, ça doit se faire en altitude, et le tronc lourd tombe vers le bas. Franchement les gars, c’est se donner beaucoup de mal pour gagner sa vie. Planter des graines, c’est pareil. Ceux qui veulent planter le plus d’arbres, et les plus beaux. Ce sont eux qui doivent se hisser le plus haut. Comme dans la réalité, on dirait, pas vrai ? L’arbre inversé ? Se mettre à l’envers ? Hé les gars, essayez voir ! Mettez la nature la tête en bas et sauvez le monde.
Et si le soleil ne venait plus d’en haut, mais d’en bas ? La terre, qui émet déjà de la chaleur en temps normal, rayonnerait comme le soleil. Une énergie positive tirée du sol, au lieu des carburants fossiles qui asservissent l’homme et provoquent des guerres. Un soleil doux, tout doux sous les pieds, qui apporterait au corps de la vitamine D et plus de bonheur. La pluie soulagerait et nourrirait immédiatement les terres infertiles d’un souffle de vie, et je parie qu’aucune tempête n’approcherait des vies humaines. La NASA recherche une nouvelle « terre nourricière », une mère adoptive pour nous tous. Mais la NASA oublie de penser à l’amour maternel dans sa forme la plus pure. Le soleil inversé. Le petit soleil retourné va nous refroidir, sans doute littéralement. J’ai donc réfléchi et trouvé un nouveau plan. NASA, essaie de mettre la tête à l’envers ! Je parie que tout aurait l’air plus beau que dans une maman autre que notre maman la terre. Je serais prête à renoncer à mon sens dessus dessous naturel.
« Le soleil fuit tous les sourires qui ont rayonné pendant un week-end. C’était trop, trop éblouissant pour le soleil. Elle est accueillie chaque jour par les dalles mouillées, elle doit accuser le coup. Exténuée, au milieu de cette effervescence, elle dort pour chasser l’ivresse. Le week-end porte un nom adéquat. Crossing Borders. Elle a traversé des frontières et ça lui a fait du bien. »