Ghislaine van Drunen
Bois
DOOR Sytske van Koeveringe
20-10-2017

Être assis là à attendre un peu-

Ou alors-

On n’a pas besoin de s’assoir littéralement, on peut aussi planifier sa journée, sa

semaine, son mois autour de ce moment précis.

Que tout en dépende-

Ébaucher des situations, imaginer comment ce serait si-

L’attente n’est pas un mouvement-

Ou bien si → dans sa tête.

Physiquement il ne se passe rien.

La salle d’attente du médecin : les fesses sur ce siège, les mains l’une sur l’autre,

feuilleter un de ces magazines d’un air ennuyé ou scanner les posters qui vous rendent

conscients de tous vos petits maux.

O, waouh, littéralement : salle. d’attente.

Espérer.

Faux espoir, apparences, déceptions.

Existe-t-il des gens qui disent : c’est exactement ce que j’espérais ?

Je ne les connais pas.

Espérer, est-ce souhaiter ?

Pré. voir = voir venir.

C’est agréable de savoir ce que l’on attend de nous demain : travail, rendez-vous,

dîners-

On planifie ses journées.

Planifier, est-ce avoir des attentes ?

Contrôler, est-ce la même chose qu’avoir des attentes ?

Il y a des gens qui planifient tout une semaine en avant.

Qui savent de quoi chaque jour est fait.

Un schéma fixe.

Qui parlent de « mon temps. »

Beaucoup ne supportent pas les surprises, j’ose le dire à voix haute.

On part du principe qu’il y a des certitudes.

N’est-ce pas ?

D’où les assurances.

On peut s’assurer contre tout.

La certitude comme une affirmation.

Des caméras.

Se faire plus « beau » que l’on est.

Est-ce que rêver équivaut à avoir des attentes ?

Une fois, dans le lit d’une amie à Berlin : « Tu disais que c’était formidable ici, mais c’est

pareil qu’à Rotterdam ici. »

À la fin de notre conversation elle a dit : « Peut-être que tu devrais parler à quelqu’un. »

Et moi j’ai dit : « Tu n’as qu’à parler à quelqu’un toi-même. »

Et aux Pays-Bas j’ai quand même cherché quelqu’un à qui parler.

Thérapie cognitivo-comportementale.

Oui, oui.

En fait : réfléchis à ta propre réflexion.

Une sorte de : comment rendre quelqu’un complètement dingue ?

On devient hyper conscient de ses actions, de la manière naturelle dont on aborde les

choses.

On vous donne des exercices-

Je pourrais décrire quelques exercices ici, mais non mec, je me casse.

C’est ainsi que j’ai appris que les attentes ne sont pas perçues comme quelque chose de

positif, enfin cela dépend de soi-même bien sûr.

« Tu mets la barre beaucoup trop haut. »

Je ne mets pas du tout la barre haut, elle est placée haut.

On peut dire dans ce cas : « Ma petite, ne te complique pas tant la vie. »

Oui, mais bon-

Mais bon-

Si tout le monde utilise de grands mots comme ça.

Peut-être alors puis-je arrêter de-

Je veux dire tout est formidable, fantastique, extraordinaire, intense, splendide,

impressionnant, bien ou non : supersupersupersupersupergénial-

Je crois que j’arriver à sauter haut, je suis assez forte aussi.

Aussi bien mentalement que physiquement : j’étire mon corps, me tortille quand il faut,

me rapetisse, je m’adapte pour la toucher → la c’est la barre.

Ce bois-

Des morceaux d’écorce dans la forêt.

Un arbre que l’on vient de couper, qui sent encore bon.

Des blocs de bois dans un panier près de la cheminée.

Des plintes dans une remise.

Des planches de bois sorties tout droit du magasin de bricolage.

Du laminé qui est en fait une image du bois.

Les attentes ont peut-être quelque chose à voir avec l’amour-propre-

Je suis ridiculeusement douée pour admirer quelque chose ou quelqu’un.

Admirer, c’est s’effacer (n’est-ce pas ?).

L’admiration peut-elle être liée aux attentes ?

J’ai fait défiler plusieurs fois le site web de Crossing Border.

Même moi je suis chouette sur ce site.

Je n’ai pas réussi à vraiment posséder le bois jusqu’à maintenant (je mise par ailleurs sur

le plus beau morceau).

Peut-être saurai-je après le cinq novembre au moins de quel bois exactement est fait

cette barre et qui la porte sous ses vêtements-

et qui ne la porte absolument pas.

Alle vertalingen van Ghislaine van Drunen
Bois
20-10-17

Être assis là à attendre un peu-

Ou alors-

On n’a pas besoin de s’assoir littéralement, on peut aussi planifier sa journée, sa

semaine, son mois autour de ce moment précis.

Que tout en dépende-

Ébaucher des situations, imaginer comment ce serait si-

L’attente n’est pas un mouvement-

Ou bien si → dans sa tête.

Physiquement il ne se passe rien.

La salle d’attente du médecin : les fesses sur ce siège, les mains l’une sur l’autre,

feuilleter un de ces magazines d’un air ennuyé ou scanner les posters qui vous rendent

conscients de tous vos petits maux.

O, waouh, littéralement : salle. d’attente.

Espérer.

Faux espoir, apparences, déceptions.

Existe-t-il des gens qui disent : c’est exactement ce que j’espérais ?

Je ne les connais pas.

Espérer, est-ce souhaiter ?

Pré. voir = voir venir.

C’est agréable de savoir ce que l’on attend de nous demain : travail, rendez-vous,

dîners-

On planifie ses journées.

Planifier, est-ce avoir des attentes ?

Contrôler, est-ce la même chose qu’avoir des attentes ?

Il y a des gens qui planifient tout une semaine en avant.

Qui savent de quoi chaque jour est fait.

Un schéma fixe.

Qui parlent de « mon temps. »

Beaucoup ne supportent pas les surprises, j’ose le dire à voix haute.

On part du principe qu’il y a des certitudes.

N’est-ce pas ?

D’où les assurances.

On peut s’assurer contre tout.

La certitude comme une affirmation.

Des caméras.

Se faire plus « beau » que l’on est.

Est-ce que rêver équivaut à avoir des attentes ?

Une fois, dans le lit d’une amie à Berlin : « Tu disais que c’était formidable ici, mais c’est

pareil qu’à Rotterdam ici. »

À la fin de notre conversation elle a dit : « Peut-être que tu devrais parler à quelqu’un. »

Et moi j’ai dit : « Tu n’as qu’à parler à quelqu’un toi-même. »

Et aux Pays-Bas j’ai quand même cherché quelqu’un à qui parler.

Thérapie cognitivo-comportementale.

Oui, oui.

En fait : réfléchis à ta propre réflexion.

Une sorte de : comment rendre quelqu’un complètement dingue ?

On devient hyper conscient de ses actions, de la manière naturelle dont on aborde les

choses.

On vous donne des exercices-

Je pourrais décrire quelques exercices ici, mais non mec, je me casse.

C’est ainsi que j’ai appris que les attentes ne sont pas perçues comme quelque chose de

positif, enfin cela dépend de soi-même bien sûr.

« Tu mets la barre beaucoup trop haut. »

Je ne mets pas du tout la barre haut, elle est placée haut.

On peut dire dans ce cas : « Ma petite, ne te complique pas tant la vie. »

Oui, mais bon-

Mais bon-

Si tout le monde utilise de grands mots comme ça.

Peut-être alors puis-je arrêter de-

Je veux dire tout est formidable, fantastique, extraordinaire, intense, splendide,

impressionnant, bien ou non : supersupersupersupersupergénial-

Je crois que j’arriver à sauter haut, je suis assez forte aussi.

Aussi bien mentalement que physiquement : j’étire mon corps, me tortille quand il faut,

me rapetisse, je m’adapte pour la toucher → la c’est la barre.

Ce bois-

Des morceaux d’écorce dans la forêt.

Un arbre que l’on vient de couper, qui sent encore bon.

Des blocs de bois dans un panier près de la cheminée.

Des plintes dans une remise.

Des planches de bois sorties tout droit du magasin de bricolage.

Du laminé qui est en fait une image du bois.

Les attentes ont peut-être quelque chose à voir avec l’amour-propre-

Je suis ridiculeusement douée pour admirer quelque chose ou quelqu’un.

Admirer, c’est s’effacer (n’est-ce pas ?).

L’admiration peut-elle être liée aux attentes ?

J’ai fait défiler plusieurs fois le site web de Crossing Border.

Même moi je suis chouette sur ce site.

Je n’ai pas réussi à vraiment posséder le bois jusqu’à maintenant (je mise par ailleurs sur

le plus beau morceau).

Peut-être saurai-je après le cinq novembre au moins de quel bois exactement est fait

cette barre et qui la porte sous ses vêtements-

et qui ne la porte absolument pas.